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TABOU OU PAS TABOU ?

- Dans la rue ?

- Non désolé.

- À la télévision alors ?

- Encore moins !

- Alors au moins sur les réseaux sociaux ?

- Malheureusement non.

 Voilà un petit résumé de ce que l’on nous a dit quand nous avons voulu parler d’anal à travers une publicité pour le nouveau lubrifiant Perfect Gliss de Durex.

L’anal c’est un peu comme Voldemort dans Harry Potter, on ne doit absolument pas prononcer son nom. Il ne faudrait pas choquer les gens ! C’est sûr que les couvertures de magazines porno sur les kiosques c’est moins choquant…

Mais alors pourquoi est-il encore difficile d’en parler en 2020 ?

Est-ce le cas aussi avec nos amis ?

Pourquoi est-il aujourd’hui nécessaire d’en parler ?

Pour mieux répondre à toutes ces questions, on va d’abord commencer par un petit cours d’histoire. Promis, ça ne sera pas ennuyant !

TOUT COMMENCE AVEC LA BIBLE

Déjà avec ce titre, vous avez un bon indice sur pourquoi c’est encore tabou aujourd’hui.

Tout commence donc avec la bible et la fameuse ville de Sodome qui aurait été détruite par Dieu car les mœurs sexuelles de ses habitants étaient jugées scandaleuses1. Alors il n’est pas clairement évoqué que la sodomie faisait partie de ces mœurs mais en tout cas les habitants étaient connus pour avoir un gros appétit sexuel.

Et comment appelle-t-on les habitants de Sodome ? Je vous le donne en mille : les Sodomites !

Comme quoi ce mot qui a traversé les âges, n’avait pas pour but à la base de qualifier des personnes pratiquant l’anal.

A contrario, dans l’Antiquité Grecque et Romaine, la sodomie était plutôt bien acceptée. Enfin surtout si l’on était la personne qui sodomisait car cela était symbole de puissance et domination sur la personne sodomisée.

Là encore, on comprend mieux pourquoi on a encore des vieux préjugés sur le sujet…

Au Moyen-Âge, mais aussi sous l’inquisition espagnole du XVIe et XVIIe siècle, la sodomie était tout bonnement interdite car jugée comme une perversion abominable au même titre que la fellation, le cunnilingus ou la masturbation.

En général c’était puni de la prison à vie ou d’écartèlement. Pas cool.

Vous allez nous dire : « Oui mais ça c’était avant ! »

Même pas…la sodomie était encore interdite dans certains états américains jusqu’en 2003.

En effet, une législation « anti sodomie » veillait à condamner toutes pratiques non reproductives1

Le plus « drôle » dans cette histoire c’est que, d’après une étude, les États-Unis sont aussi de gros consommateurs de cette pratique sur Pornhub1.

Vous voulez encore du paradoxe ? Très bien !

Dans certains milieux sociaux et religieux, la sodomie peut être une « porte de sortie » sans mauvais jeu de mots pour les personnes qui souhaitent rester vierges avant le mariage.2

Voilà pour la petite histoire. Clairement au fil du temps, l’anal n’a jamais été en odeur de sainteté. La raison principale : son lien avec la communauté homosexuelle.

PAS HOMO, PAS SODO ?

Comme on a pu le voir précédemment, pendant l’antiquité, la personne qui se faisait sodomiser (souvent les jeunes) était considérée comme passive ou soumise.

Une position « mâle » vue par une société patriarcale qui n’aime pas trop que l’on bouscule la représentation de la masculinité et tout ce qui touche à la virilité. 

Le plus paradoxal, c’est que la communauté homosexuelle, elle-même stigmatisée depuis des siècles d’Histoire, utilise les termes « Passif » et « Actif » et contribue ainsi à faire perdurer ces préjugés. D’autant que 75% des hommes attirés par les hommes se déclarent autant actifs que passifs3. Preuve en est qu’il n’y a pas vraiment de rôle préétabli et immuable.

À ce sujet, nous vous conseillons de jeter un œil à notre article sur les mythes liés à l’anal et au porno et sur la valeur réelle de ces mots au sein du couple.

Pour finir, nous n’allions pas parler de la stigmatisation de cette pratique sexuelle sans évoquer les gros mots comme « Enculé », « sale pédé ».

Longtemps les homosexuels ont été mis au ban de la société tout comme les femmes, au point de subir des insultes féminisées comme « fiotte » ou folle » comme si leur préférence sexuelle les rendait moins homme qu’un hétérosexuel ou représentait un échec de leur virilité.

Selon SOS-Homophobie « Sexisme et LGBTphobies résultent des mêmes normes des genres, qui restreignent et hiérarchisent la diversité des corps, des désirs et des comportements ».4

Sexisme et homophobie, même combat.

Des insultes que l’on retrouve dès la cour de récré. Non pas que l’enfant qui les profère soit homophobe ou en perçoive toute la signification du mot mais simplement parce qu’il est influencé par cette société patriarcale puisant sa force dans les médias, les parents, ou l’opinion majoritaire qui ont normalisé l’homophobie et donc les insultes.

PEUT-ON ETRE UN HOMME HETEROSEXUEL ET AIMER LA SODOMIE ?

Si on se balade un peu sur les forums on sent que la question de l’anal lorsque l’on est hétérosexuel en taraude quand même plus d’un avec toujours ces vieux clichés tels que « Je prends du plaisir avec mon anus, suis-je un homosexuel refoulé ? » ou « Est-ce que les hommes qui aiment se dilater l’anus sont tous gays ? »5.

Comme si l’idée d’aimer qu’on joue un peu avec leurs fesses les rendaient un peu moins hommes ou un peu plus gays.

Ce problème que l’homme a avec sa virilité, cela ne date pas d’hier. Au fil du temps on a vu bien des évolutions et autres débats à ce sujet.

L’homme au foyer perçu un temps comme une hérésie à l’encontre du modèle traditionnel est aujourd’hui perçu comme un homme moderne.

L’homme qui pleure longtemps considéré comme une femmelette est aujourd’hui valorisé par la femme qui voit en lui un vrai homme qui n’a pas peur de montrer ses émotions.

Sans parler des différentes représentations du « mâle » diffusées dans les magazines : avec poils, ou imberbes, métrosexuels, ou tout en muscles…

Pour l’anal, c’est un peu pareil. Un hétérosexuel qui aime qu’on joue avec ses fesses ne sera pas  un gay refoulé mais plutôt perçu comme quelqu’un d’ouvert, libéré ou moderne du moins au sein de son couple car pour ce qui en est de l’afficher au grand jour, cela reste tout de même encore bien trop tabou.

Que ce soit la femme ou l’homme qui est pénétré, cela provoque une sensation de partage jouissive notamment due à des petites particularités anatomiques chez l’homme et la femme.

Cette notion de sensation de partage jouissive, l’industrie du sex-toy l’a bien comprise puisqu’elle commence à proposer des godes pour hommes qui procurent en même temps du plaisir à la partenaire mais cela nous l’aborderons plus longuement dans notre article sur les sex-toys.

POURQUOI DOIT-ON EN PARLER ?

Il est important d’en parler et d’arrêter toute cette hypocrisie autour du sujet car cela concerne plus d’1/3 de la population française.
Comme nous l’avons vu dans notre article « Le sexe anal, derrière le mythe une toute autre réalité », 38% des français parmi les personnes interrogées6 déclarent l’avoir déjà pratiqué.

Preuve en est que c’est un sujet dont on parle peu mais que beaucoup de monde pratique. C’est important d’en parler pour apporter une autre forme d’éducation que celle que l’on voit dans les pornos.

C’est important d’en parler pour lever tous ces siècles de stigmatisation religieuse et autres préjugés autour de la douleur ou de la domination.

C’est important d’en parler pour sensibiliser les hommes au devoir de bien préparer avant de pratiquer.

C’est important d’en parler pour valoriser ce qu’est le vrai plaisir sexuel : un échange, un partage entre deux personnes.

C’est important d’en parler pour montrer qu’on peut être un homme et aimer se faire prendre sans que cela entache notre statut d’homme.

Pour toutes ces raisons, c’est important d’en parler car cela fait partie du sexe et que le sexe

c’est quand même génial surtout quand il se fait dans le respect et la communication.

Alors communiquons !

 

Sources :

1 https://www.marieclaire.fr/,sodomie,2610383,689180.asp

2 http://www.affection.org/sexualite/sodomie/histoire.html

3 https://www.huffingtonpost.fr/2018/07/12/75-des-hommes-attires-par-les-hommes-sont-autant-actifs-que-passifs-selon-une-etude-ifop_a_23480319/

4 https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/09/12/pourquoi-certaines-insultes-restent-homophobes-malgre-leur-banalisation_5509595_4355770.html

5 https://www.lesinrocks.com/2010/08/19/sexe/actualite/special-sexe-heteros-passifs-la-fin-dun-tabou/

6 Etude réalisée par Harris Interactive sur 29 735 personnes en 2017

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